Étude de cas · Direction financière

Un groupe du bâtiment, dix-huit mois de direction financière.

Un groupe du second œuvre en forte croissance, sans direction financière. Dix-huit mois de pilotage, de financement et de structuration.

6,5 %d'EBE, contre 2,4 % avant
Côté
Dirigeant accompagné
Secteur
Bâtiment, second œuvre
L'enjeu
Financer une forte croissance sans tension de trésorerie
DAF à temps partagé · groupe du bâtiment · plusieurs sociétés

Le contexte

Un groupe du second œuvre du bâtiment, en forte croissance, organisé en plusieurs sociétés, sans direction financière. Le dirigeant pilote à l'instinct sur un volume qui ne le permet plus : la croissance consomme de la trésorerie, les banques demandent des prévisions, et une opération immobilière se profile.

Ce qui a été mis en place

  • Les processus. Des circuits de validation, une situation comptable semestrielle lisible et un jeu d'indicateurs suivis dans la durée, plutôt qu'un bilan découvert cinq mois après la clôture.
  • Un pool bancaire cohérent. Plusieurs établissements, chacun sur son rôle, informés des mêmes chiffres au même moment. Un groupe qui grandit ne tient pas sur une seule banque, et ne se présente pas différemment à chacune.
  • Le financement, à court et à moyen terme. Lignes de trésorerie pour absorber les décalages de chantier, crédits-baux pour le matériel roulant, et le montage long de l'opération immobilière.
  • L'accompagnement de la croissance. Business plan à trois ans par société, doublé d'un scénario dégradé, refait à chaque inflexion, dont le lancement d'une activité nouvelle avec l'intégration d'une équipe commerciale complète.
  • L'optimisation de la valorisation. Ce qui se mesure en capitaux propres, en excédent d'exploitation et en trésorerie ne vaut pas seulement pour les banques : c'est ce qui fera le prix de l'entreprise le jour où la question se posera.
  • L'analyse de cibles. Examiner les opportunités de croissance externe qui se présentent, et dire lesquelles ne tiennent pas.
  • La disponibilité au quotidien. Le dirigeant appelle quand la question se pose, pas au comité du mois suivant. C'est la part de la mission qui ne se met dans aucun livrable, et souvent celle qui change le plus de décisions.

Et le rôle d'interlocuteur unique des partenaires : banques, expert-comptable, commissaire aux comptes, assureur, avocat. Un comité de direction mensuel réunit les directeurs de secteur : une instance de décision, pas une revue de chiffres.

Les chiffres, d'un exercice à l'autre

Comparaison exercice précédent / situation semestrielle, en évolution
Chiffre d'affaires, en rythme annualisé+ 18 %
Excédent brut d'exploitation, en part du chiffre d'affaires2,4 % → 6,5 %
Trésorerie× 4,5
Capitaux propres× 2

Le besoin en fonds de roulement est devenu négatif : les acomptes clients financent désormais l'exploitation, au lieu que l'entreprise avance la trésorerie de ses chantiers.

Ce que ça a permis

Le lancement d'une activité nouvelle, avec l'intégration d'une équipe commerciale complète, et le montage d'une opération de crédit-bail immobilier sur quinze ans auprès d'un pool bancaire. Deux opérations qu'un groupe sans direction financière ne présente pas à une banque.

Ce que la mission n'a pas été

Ni la tenue de la comptabilité, restée chez l'expert-comptable, ni un reporting de groupe à quinze tableaux. Une journée et demie par semaine en moyenne, sur les seuls sujets où la décision engage l'entreprise.

Ce qu'il faut en retenir. Une direction financière ne se mesure pas au nombre de tableaux produits, mais aux opérations qu'elle rend possibles : ici, une croissance financée sans tension de trésorerie et une opération immobilière présentée à un pool bancaire.

Pour aller plus loin : Direction financière externalisée · Valorisation d'entreprise du BTP

Confidentialité et limitation de responsabilité. Ce dossier est réel et anonymisé : les noms, lieux, secteurs précis et montants ont été modifiés, arrondis ou exprimés en proportion pour qu'aucune entreprise ne puisse être identifiée. Il est présenté à titre d'illustration, ne constitue ni une évaluation ni un conseil et n'engage pas la responsabilité de GEFIMA.

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