Ce que vaut vraiment
votre entreprise du bâtiment.
Une entreprise du BTP ne se valorise pas comme un commerce. Le carnet de commandes, la marge chantier par chantier, le matériel, les équipes, et surtout la place du dirigeant sur les chantiers et chez les clients : c'est là que se joue le prix. Pas dans une règle de trois sur le chiffre d'affaires.
On ne se pose pas la question que pour vendre.
La plupart des dirigeants du bâtiment découvrent la valeur de leur entreprise le jour où ils en ont besoin. C'est souvent trop tard pour la faire monter.
Vous préparez une sortie
- Départ en retraite dans trois, cinq ou dix ans
- Reprise par un salarié, un chef d'équipe ou un enfant
- Vente à un concurrent ou à un groupe
- Sortie d'un associé, ou rachat de ses parts
Vous voulez simplement savoir
- Ce que vaut ce que vous avez construit
- Ce qui fait monter ou baisser ce chiffre
- Ce qui se corrige, et en combien de temps
- Comment le présenter à une banque ou à un associé
Ce qui fait le prix d'une entreprise du BTP.
Les méthodes de valorisation sont les mêmes partout. Ce qui change dans le bâtiment, ce sont les points qu'un repreneur va regarder en premier, et ceux qui font chuter une offre.
Le carnet de commandes
Des chantiers signés pour les six prochains mois, ce n'est pas la même entreprise que des devis en attente. Le repreneur achète de la visibilité. Encore faut-il pouvoir montrer ce carnet, et la marge prévue dessus.
La marge, chantier par chantier
Une entreprise qui connaît sa marge réelle sur chaque chantier, devis contre réalisé, se défend. Une entreprise qui ne connaît que son résultat de fin d'année laisse le repreneur imaginer le pire, et il le chiffre.
La place du dirigeant
C'est lui qui chiffre, qui vend, qui conduit les chantiers, qui connaît les architectes et les donneurs d'ordre. Si tout repose sur lui, une partie de la valeur part avec lui. C'est le premier point de décote dans le bâtiment, et celui qui demande le plus de temps à corriger.
Les clients
Particuliers, promoteurs, entreprises générales, marchés publics : la répartition compte autant que le volume. Un donneur d'ordre qui pèse un tiers du chiffre d'affaires, c'est un risque que le repreneur déduira du prix.
Le matériel et les véhicules
Un parc amorti n'est pas un parc gratuit. S'il faut renouveler les camions, les nacelles ou l'outillage dans les deux ans, c'est le repreneur qui paiera, et il le retirera du prix. Les contrats de crédit-bail en cours entrent aussi dans le calcul.
Les équipes
Des compagnons qualifiés, un chef de chantier en place, une équipe stable : dans un métier où l'on recrute difficilement, c'est un actif à part entière. À l'inverse, une équipe vieillissante sans relève pèse sur la valeur.
Les chantiers en cours et la trésorerie
Situations de travaux, retenues de garantie, acomptes encaissés sur des travaux pas encore faits, clients qui paient en retard : la trésorerie d'une entreprise du BTP ne lui appartient pas toujours entièrement. Le repreneur fera le tri, autant le faire avant lui.
Les risques et les qualifications
Sinistralité, litiges de chantier, garantie décennale, qualifications et labels portés par une seule personne : autant de points qu'un acquéreur sérieux examine, et qu'il vaut mieux avoir documentés.
Une entreprise du BTP préparée se vend mieux et plus vite. La plupart de ces points se corrigent. Pas en trois mois.
Quand le dirigeant se paie mal, l'entreprise vaut moins.
Illustration sur une entreprise de second œuvre d'une douzaine de salariés. Les chiffres sont construits pour l'exemple, mais les postes retraités reviennent dans presque tous les dossiers du bâtiment.
| Excédent brut d'exploitation affiché | 180 000 € |
|---|---|
| Rémunération du dirigeant (30 000 €), remplacée par le coût d'un gérant qui chiffre et conduit les chantiers (75 000 €) | − 45 000 € |
| Loyer du dépôt versé à sa propre SCI (36 000 €), ramené au loyer de marché (24 000 €) | + 12 000 € |
| Litige sur un chantier, soldé, qui ne se reproduira pas | + 15 000 € |
| Renouvellement de véhicules repoussé, que le repreneur devra faire | − 20 000 € |
| Valeur normative, l'excédent réel pour un repreneur | 142 000 € |
Sur cet exemple, la base de calcul baisse de 21 %. Et le prix avec elle, quel que soit le multiple retenu. Beaucoup de dirigeants du bâtiment se rémunèrent peu pour laisser l'argent dans l'entreprise. C'est un choix respectable, mais un repreneur, lui, devra payer quelqu'un pour faire ce travail.
Puis vient la trésorerie. La valeur des parts, c'est la valeur de l'entreprise, moins ses dettes, plus la trésorerie qui excède ses besoins. Dans le bâtiment, une partie de cette trésorerie appartient en réalité aux chantiers : ce sont des acomptes encaissés sur des travaux qui restent à faire. La compter entière dans le prix, c'est s'exposer à la voir contestée au premier audit.
Quatre étapes, à distance ou sur place.
Un premier échange, offert
Une heure pour parler de votre entreprise et de votre projet, sans document à préparer. Vous repartez avec les deux ou trois points qui pèsent le plus sur votre valeur, et une idée claire de ce qu'apporterait la suite.
L'analyse des comptes
Les derniers bilans et le fichier des écritures comptables, que votre expert-comptable édite en quelques minutes. On reconstitue ce que l'entreprise produit réellement, chantier par chantier quand la comptabilité le permet, et on retraite ce qui ne suivra pas l'entreprise après la vente.
La valorisation
Plusieurs méthodes croisées, jamais une seule : la rentabilité retraitée, la valeur des actifs, et ce que le marché paie pour des entreprises comparables. Le résultat est une fourchette argumentée, avec chaque point de décote chiffré et rattaché à une pièce.
Le plan pour la faire monter
Ce qui se corrige avant une vente, dans quel ordre, et en combien de temps. Puis, si vous vendez, l'accompagnement jusqu'à la signature, avec votre expert-comptable et votre avocat.
Ce que GEFIMA ne fait pas, et le dit. La rédaction des actes et la garantie d'actif et de passif reviennent à l'avocat. Les comptes reviennent à l'expert-comptable, que nous ne remplaçons jamais. Sur les opérations importantes, la recherche d'acquéreurs se fait en binôme avec un cabinet de fusions-acquisitions. GEFIMA tient le terrain financier : analyser, retraiter, valoriser, et vous armer pour la négociation.
Ce qu'il faut avoir en tête.
- Une entreprise du BTP se valorise sur ce qu'elle rapporte réellement à un repreneur, pas sur son chiffre d'affaires.
- La dépendance au dirigeant est le premier point de décote dans le bâtiment : chiffrage, commercial, conduite de chantier et relations donneurs d'ordre concentrés sur une seule personne.
- Un dirigeant qui se rémunère peu fait baisser la valeur normative de son entreprise : le repreneur devra payer quelqu'un pour faire ce travail.
- Une partie de la trésorerie d'une entreprise du BTP correspond à des acomptes sur travaux restant à réaliser, qui ne s'ajoutent pas au prix.
- Un carnet de commandes signé et une marge connue chantier par chantier sont les deux éléments qui rassurent le plus un acquéreur.
- La préparation d'une cession demande deux à trois ans pour corriger ce qui décote.
- GEFIMA accompagne les dirigeants d'entreprises du bâtiment partout en France, sur site comme à distance, notamment à Lyon et à Paris.
Ce qu'il faut savoir avant de se lancer.
Combien vaut une entreprise du BTP ?
Il n'existe pas de règle valable pour toutes. La valeur dépend de ce que l'entreprise rapporte réellement à un repreneur, une fois retraités les choix personnels du dirigeant, puis de ses points forts et de ses risques : carnet de commandes, marge par chantier, dépendance au dirigeant, clients, matériel, équipes. Deux entreprises au même chiffre d'affaires peuvent valoir du simple au double.
Quelles méthodes utilise-t-on pour valoriser une entreprise du bâtiment ?
Plusieurs méthodes croisées : la rentabilité retraitée, appelée valeur normative, à laquelle on applique un multiple ; la valeur des actifs, utile dans le bâtiment où le matériel et l'immobilier pèsent lourd ; et la comparaison avec des transactions sur des entreprises proches. L'écart entre ces approches est souvent plus instructif que leur moyenne.
Le carnet de commandes compte-t-il dans le prix ?
Oui, indirectement mais fortement. Il ne s'ajoute pas au prix ligne à ligne, mais il donne au repreneur la visibilité qui justifie une valorisation plus haute. Un carnet signé, avec la marge prévue sur chaque chantier, pèse bien plus qu'une liste de devis en attente.
Mon entreprise repose beaucoup sur moi. Est-elle vendable ?
Oui, mais à un prix qui intègre ce risque, ou avec un accompagnement du cédant après la vente. Le mieux est de le corriger avant : faire monter un chef de chantier, formaliser le chiffrage, présenter progressivement un second interlocuteur aux clients. C'est le chantier le plus long, d'où l'intérêt de s'y prendre deux à trois ans avant.
Que devient la trésorerie de l'entreprise dans le prix ?
La trésorerie qui dépasse les besoins de l'entreprise s'ajoute en principe à la valeur des parts. Mais dans le BTP, une partie correspond à des acomptes encaissés sur des travaux qui restent à réaliser, ou sert à financer les chantiers en cours. Il faut faire ce tri avant de discuter du prix.
Intervenez-vous partout en France ?
Oui. L'analyse se fait à partir des documents comptables, transmis par vous ou par votre expert-comptable, et les échanges ont lieu en visio. Les rendez-vous sur site se font notamment à Lyon et à Paris.
Combien vaut ce que vous avez construit ?
Un premier échange d'une heure, offert, pour parler de votre entreprise et de ce qui pèse sur sa valeur. Sans document à préparer, sans engagement.
Parler de votre entreprise