Le contexte
Un projet d'ouverture d'un commerce de proximité, avec un atelier et une zone de vente, dans une cellule neuve d'un petit programme commercial en entrée de ville. Plutôt que de racheter un fonds existant, les porteurs de projet, dont GEFIMA, envisagent de le créer.
Première question : le local peut-il accueillir ce commerce ?
Avant le moindre business plan, la règle d'urbanisme. Le terrain était classé dans une zone économique dont le règlement laissait un doute sur l'admission du commerce de détail. Un certificat d'urbanisme opérationnel, déposé avant tout engagement sur le bail, permet de lever ce doute par écrit. Il peut être déposé par la société qui porte le projet, au profit de la future société d'exploitation.
Signer un bail commercial sur un local où l'activité n'est pas autorisée, c'est acheter un problème.
Le business plan de création
- La montée en charge. Pas de chiffre d'affaires historique : une hypothèse de démarrage, une progression mois par mois et un rythme de croisière atteint en douze à vingt-quatre mois.
- Le point mort. Le niveau d'activité à partir duquel la boutique couvre ses charges fixes, loyer, équipe et encadrement compris.
- Le besoin de trésorerie au démarrage. Agencement, stock initial, mois d'exploitation à perte : c'est le vrai montant à financer, bien au-delà des travaux.
- Les autres sources de revenu. Ateliers, livraisons aux entreprises et aux particuliers : ce qui s'ajoute au comptoir et lisse la saisonnalité.
Créer ou racheter : la comparaison
Racheter un fonds, c'est payer une clientèle qui existe déjà et un chiffre d'affaires dès le premier jour. Créer, c'est ne rien payer pour la clientèle, mais financer le temps qu'il faut pour la construire, et en porter le risque. La bonne décision se lit dans la comparaison : coût total de la création, montée en charge comprise, contre prix d'un fonds équivalent et coût de sa remise à niveau.
Un fonds créé qui atteint son rythme de croisière a lui-même une valeur, chiffrable dès le business plan. C'est l'argument qui parle à la banque et aux associés.